Comment fonctionnent les ONG humanitaires ?

Les ONG humanitaires fournissent la majeure partie de l’aide d’urgence dans le monde entier et constituent une part importante des efforts humanitaires internationaux. Etant souvent constituées d’équipes compétentes, ces organisations disposent d’une solide expertise, d’une connaissance détaillée des zones locales spécifiques et de la capacité de fournir l’aide adéquate aux groupes de population les plus vulnérables. Voici, en trois idées, comment fonctionnement ces organisations à la valeur inestimable…

ONG opérationnelles, ONG de campagne…

Il est difficile de classer les ONG humanitaires en fonction de leurs champs d’activité spécifiques. Toutefois, en termes plus généraux, la plupart des ONG peuvent être séparées en organisations opérationnelles et organisations de campagne. Les premières réalisent des changements à petite échelle directement par le biais de projets et doivent ainsi mobiliser des ressources sous forme de dons financiers, de matériel et de travail bénévole. Pour cela, elles doivent posséder généralement un siège et du personnel sur le terrain. Quant aux ONG militantes ou de campagne, elles réalisent des changements à grande échelle indirectement par leur influence sur le système politique. La collecte de fonds est toujours nécessaire, mais à plus petite échelle et sert la fonction symbolique de renforcer l’engagement des donateurs pour la cause en question.

Il existe également des ONG humanitaires qui fonctionnent avec d’autres méthodes. Parmi elles les instituts de recherche qui eux ont des formes spéciales de programmes opérationnels, dans lesquels le but est d’accroître les connaissances. Elles vont de celles qui font la promotion d’une question universitaire et non politique à celles qui recueillent et diffusent de l’information à des fins de campagne.

Les ONG humanitaires participent au façonnement de la politique internationale

La participation croissante des ONG à l’intervention humanitaire s’inscrit dans leur lutte pour un rôle international efficace dans la politique mondiale. Elles ont commencé à soutenir les missions de paix de l’ONU dans les années 1990, et se sont adaptées au changement que les objectifs et missions de paix ont rencontré dans la période suivante. Pour ce faire, elles ont développé un large éventail d’approches qui, parfois, s’adaptent facilement à la pratique des gouvernements et des organisations internationales mais d’autres fois, en diffèrent considérablement. Ces approches sont étroitement liées à deux attributs des ONG, leur identité individuelle et leur approche spécifique de la gestion de l’intervention humanitaire. Ces attributs influencent les trois rôles que jouent les ONG humanitaires dans le maintien de la paix et l’intervention humanitaire et qui sont mutuellement interdépendants ; fournisseur de connaissances, facilitateur du processus de paix et médiateur.

Les ONG humanitaires travaillent aussi avec le secteur privé

En mai de l’année 2016, les gouvernements, les ONG et les agences internationales se sont réunis au Sommet humanitaire mondial pour discuter de l’avenir de l’aide humanitaire dans le monde. Des représentants du secteur privé étaient également présents et ont participé au processus qui a conduit au Sommet, en particulier en ce qui concerne le financement. Les ONG humanitaires et les différents acteurs du secteur privé travaillent ensemble depuis des années, mais de plus en plus de donateurs, y compris l’UE, estiment que les partenariats avec le secteur privé peuvent présenter d’autres avantages potentiels en période de besoins humanitaires toujours plus importants. De tels partenariats, bien que largement considérés comme nécessaires, ne viennent pas sans leur lot de problèmes, en particulier lorsqu’ils sont appliqués dans des situations de conflit où les ONG se concentrent d’abord sur le maintien des principes et des normes humanitaires. Peser soigneusement les avantages et les limites de la relation avec les acteurs du secteur privé est l’un des défis auxquels sont confrontés les ONG humanitaires.

Comment sont évaluées les ONG ?