Quelles opportunités le monde du travail 4.0 ? Est-il équitable ?

Les opportunités d’emploi offertes par l’industrie 4.0 sont nombreuses. Seulement, ce modèle est-il inclusif ? Inclut-il, par exemples, les personnes handicapées ? Les opportunités sont-elles prédominantes ? Ou bien les créneaux pour l’emploi économiquement viable des personnes handicapées vont-ils se réduire, compte tenu de l’utilisation de plus en plus intensive des robots et des logiciels ? Les praticiens, les scientifiques et les partenaires sociaux se sont penchés sur cette question et ont dressé un tableau mitigé, mais surtout optimiste.

Les opportunités indiscutables du 4.0

Il est évident que les robots, les systèmes de saisie vocale ou les formes intelligentes d’évaluation directe des séquences d’opérations et les analyses d’erreurs correspondantes offrent un potentiel, notamment pour les personnes handicapées. Les robots peuvent intervenir, par exemple, sur la table de montage pour donner des instructions d’action étape par étape et pouvoir réagir individuellement à la vitesse et aux éventuelles erreurs de manipulation de l’employé.

Cela permet des boucles d’apprentissage directes, ainsi que des étapes de travail de contrôle de la qualité. Les possibilités de saisie vocale facilitent l’interaction avec la technologie. Des interfaces utilisateur issues de l’industrie des jeux (joysticks) permettent aux tétraplégiques de conduire une voiture et de se rendre eux-mêmes au travail. Enfin, le monde du travail 4.0 permet également d’apporter du travail à des personnes qui ne sont plus autorisées à conduire elles-mêmes, mais qui peuvent rechercher et traiter des informations dans le monde du travail numérisé sur un poste de télétravail ergonomiquement équipé et continuer ainsi à apporter leur expertise de manière fructueuse.

Les possibilités sont fascinantes – mais bien sûr, la question d’une conception économiquement responsable est toujours présente, et la question du “potentiel” d’automatisation de ces activités a été soulevée à plusieurs reprises. Il est apparu clairement, au cours de l’atelier lui-même, que les participants ont une attitude fondamentalement détendue vis-à-vis de la technologie en tant que telle.

La nécessite d’une technologie “sociale” et inclusive

La question clé devrait être la suivante : “que peut-il faire d’autre – et comment la technologie peut-elle aider les gens à faire un travail utile ?” En définitive, il s’agit d’une considération fondamentale qui doit être prise en compte dans toute forme de planification responsable de l’utilisation des technologies numériques : Avec quelle approche et quelle compréhension de base la technologie est-elle utilisée et mise en œuvre dans les processus de travail ?

La question centrale est la suivante : que peut-il (encore) faire, et comment la technologie peut-elle aider les gens ? Ou bien cette question est-elle tranchée en fonction de considérations purement commerciales ? La question fondamentale qui sous-tend ce domaine de tension est très pertinente pour la conception de l’ensemble du monde du travail. Les approches des ateliers qui y sont représentés m’ont beaucoup impressionné et m’ont permis de me familiariser avec une partie du monde du travail avec laquelle j’ai autrement moins de contacts.

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