Enfants réfugiés : des cœurs blessés en quête d’espoir

Le sort des enfants réfugiés et de leurs familles n’est pas seulement une catastrophe humanitaire à laquelle il ne faut pas être indifférents. Leur cœur blessé frémit sans doute d’espoir, mais le traumatisme psychologique auquel leur esprit enfantin est confronté les marquera profondément et sera difficile à surmonter. Il faut considérer que dans le cerveau de chaque enfant est gravée l’idée presque instinctive que ses parents sont capables de le protéger de tout mal.

Lorsque cela ne se produit pas, lorsqu’un enfant voit les membres de sa famille partir et le monde s’effondrer sous le poids d’atrocités incroyables et du désespoir, quelque chose se brise dans son esprit. Le soutien psychologique doit figurer sur la liste de l’aide humanitaire essentielle fournie dans les camps de réfugiés, qui sont de plus en plus fréquents à nos frontières. Les adultes, mais surtout les jeunes enfants et les adolescents, ont besoin d’un soutien mental pour les aider à guérir ces blessures qui ne se voient pas sur leur peau, mais qui pourraient rester à jamais gravées dans leur esprit, dans leur âme.

A. Le drame des enfants réfugiés

Une minute de reportage ne suffit pas pour comprendre la situation à laquelle sont confrontés ces enfants et leurs familles. Les réfugiés syriens, par exemple, portent sur leurs épaules un poids bien plus important que les quelques objets qu’ils transportent. Ce qu’ils traînent, c’est un boulet indélébile fait de massacres, de violence, de bombes, de snipers et de quartiers entiers transformés en décombres. Beaucoup de ces enfants s’échappent de leur pays d’origine avec leur famille, sur la route de la Méditerranée. Des barges remplies de personnes et des gilets de sauvetage de très mauvaise qualité sont les seuls moyens dont ils disposent pour partir à la recherche d’un monde meilleur dont ils ont entendu parler par leurs mères, leurs pères ou leurs frères.

Mais la mer peut les trahir, bouleverser par une nouvelle tragédie leurs esprits enfantins déjà fragmentés, sombres et lugubres comme des grottes. Un expert en psychologie de l’enfant, a déclaré devant la Société allemande de pédiatrie et de médecine qu’un enfant réfugié sur cinq souffre de stress post-traumatique, en outre, la plupart d’entre eux subiront des conséquences psychologiques qui les accompagneront toute leur vie. Approfondissez le sujet ensemble.

B. Les effets de la guerre et la migration des enfants réfugiés

Ces derniers mois, des organisations telles que l’international médical corps ont fait passer des tests psychologiques à quelque 8 000 réfugiés syriens situés à la frontière de la Jordanie. Comme vous pouvez le constater, la santé mentale de ces personnes, notamment des plus jeunes, va au-delà des conséquences de la faim et du froid. Ce sont des blessures internes qui persisteront à l’âge adulte, qui contribueront au développement d’un caractère basé sur la méfiance. Et il n’y a rien de plus décourageant qu’un enfant qui ne se souvient pas de ce qu’est un sourire, qui ne voit pas l’espoir dans son avenir.

C. Comment soutenir psychologiquement les enfants réfugiés ?

La société et les grandes puissances politiques internationales sont les seules à pouvoir faire le premier pas vers une solution efficace et réalisable à ce problème. Le soutien psychologique à apporter aux enfants et à leurs familles dans les camps ne peut à lui seul permettre une amélioration réelle et durable de leur condition. Il est nécessaire de leur offrir une stabilité, un environnement protégé, la possibilité d’acquérir des habitudes et une routine quotidienne qui leur permettent de se sentir en sécurité. Quelque chose d’aussi essentiel que de recommencer l’école avec une certaine normalité et de reprendre une routine leur permettra de se débarrasser des inquiétudes concernant leur famille et eux-mêmes. Ils ont besoin de retrouver le sentiment de sécurité et de contrôle sur leur vie.

Une fois ces besoins fondamentaux satisfaits, vous pouvez commencer à travailler avec eux sur leurs peurs, leurs souvenirs et, bien sûr, les traumatismes qu’ils ont subis. Des méthodes telles que le dessin les aideront à canaliser bon nombre des faits terribles qui peuplent leur esprit. Les enfants possèdent une grande qualité, la résilience, qui leur donne les moyens de surmonter un passé d’horreurs. Grâce à une psychothérapie appropriée, associée à la chaleur familiale et à une société capable de les accueillir, de les protéger et de les intégrer, on pourrait certainement leur offrir une seconde chance. Mais cela dépend de tout le monde. Le système politique actuel prendra des mesures plus justes, en orientant la gestion de nos ressources et de celles du monde entier vers un bien-être global, ne visant pas les intérêts d’un seul pays, d’une seule maison ou d’un seul individu, où tout est compétitif et impitoyable. Parce que l’horreur n’a ni pays ni drapeaux, et que la douleur de toutes ces familles et de leurs enfants est un cri qu’on ne peut ignorer.

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