Les bienfants du volontariat pour le corps et l’esprit

Faire preuve de solidarité et aider les autres sont la réponse la plus fréquente des Brésiliens qui font du bénévolat lorsqu’on leur demande pourquoi ils consacrent leur temps à ce type d’activité. Un quart des Brésiliens font ou ont fait du bénévolat au cours de leur vie. Au sein de ce groupe, 87% se sentent totalement satisfaits du type de travail qu’ils font pour aider les autres. Comment le plaisir d’aider est-il lié aux bénéfices pour l’esprit et le corps de ceux qui font du bénévolat ?

Avantages psychologiques

La satisfaction personnelle et l’intégration d’autres personnes par le biais du bénévolat sont liées. Le sentiment d’appartenir à un groupe et de remplir une fonction dans la communauté peut être procuré par les activités bénévoles. Le fait que ce type de travail ne soit pas obligatoire, le fait qu’il s’agisse d’un choix personnel et qu’il mette en pratique des connaissances et des compétences au profit d’autres personnes donne à la personne le sentiment d’avoir un rôle, une fonction. La relation entre le bon sentiment d’appartenance à un groupe social et l’activité réalisée par l’individu est étudiée par plusieurs écoles de pensée et de psychologie, comme le fonctionnalisme et le psychodrame.

Le travail bénévole peut aider à lutter contre la dépression, par exemple, lorsque l’implication avec d’autres personnes élimine l’un des principaux facteurs de risque de l’état dépressif : l’isolement social. L’activité volontaire en groupe peut également constituer une soupape d’échappement au stress, en procurant la sensation agréable de la rencontre avec l’autre.

Âge

Le sentiment d’avoir un but et de remplir une fonction au sein de la communauté est souligné par certaines études comme étant bénéfique, notamment pour les personnes âgées, car le bénévolat sous toutes ses formes confère aux personnes âgées une responsabilité et des rôles souvent délaissés lorsqu’elles cessent de travailler. Selon les experts, être actif peut être positif pour ces personnes.

Au Brésil, 12 personnes qui font du bénévolat ont plus de 60 ans et le taux de satisfaction le plus élevé à l’égard de leur travail est celui des femmes âgées. Le sentiment de confiance en soi et de devoir accompli est également stimulé par le travail bénévole.

Impact sur le corps

Les gains psychologiques liés à la pratique d’une activité volontaire peuvent également avoir des effets sur le corps. La réduction du stress résultant d’un travail agréable tel que le bénévolat tend à prévenir, par exemple, les problèmes cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux résultant de l’augmentation de la pression artérielle. L’augmentation de l’activité physique fournie par certaines formes de bénévolat serait également liée à l’amélioration de l’aspect physique, notamment chez les personnes âgées.

Bien qu’elle ait été la cible de certaines études, la directrice exécutive du Harvard Women’s Health Watch, déclare sur un site web que des recherches supplémentaires sont encore nécessaires pour affirmer la relation entre le travail bénévole et la prévention des problèmes physiques. Il est difficile, par exemple, de répondre à la question de savoir combien de temps le volontariat est nécessaire pour en voir les bénéfices physiques. Une étude de l’Université de Carnegie Mellon indique que 200 heures par an d’activité volontaire seraient suffisantes. Les Brésiliens, en moyenne, pratiquent plus du double du temps indiqué dans la recherche : 430 heures de travail volontaire par an. Les gains physiques sont-ils la raison de la satisfaction des volontaires brésiliens ?

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